Zone 31, chez Panpan, le bordel
Nous avons là du nord vers le sud :
- tout en haut, dans la pointe, (j'ai oublié de le dessiné) un lavoir du début XXe siècle. Nous l'avons sondé pour voir si celui-ci reprenait des constructions plus anciennes qui auraient pu être en relation avec l'aqueduc. Il n'en est rien. Nous n'avons pas eu le temps de l'étudier en détail, mais il s'agit bien d'une construction très récente.
- les vestiges de l'aqueduc n'ont pas pu être fouillés sur l'intégralité du secteur. La partie est étant en permanence sous l'eau. Il a d'ailleurs était très difficile d'arriver à nettoyer correctement une petite partie de l'aqueduc (rouge : emplacement de pile, bleu : inter-pile). Nous avons eu droit à 3 jours de pataugeage dans la boue pour arriver à quelque chose de presque satisfaisant. Malheureusement pour arriver à ce résultat, il nous a fallu sacrifier quelques niveaux archéologiques.
- Cependant les voieries associés à la circulation le long de l'aqueduc ont en partie pu être étudiés. Il est a noter qu'au sud de l'aqueduc un fort pendage de ces voies permettent de suivre la pente du sol antique fortement marqué à cet endroit.
- Un mur effondré reste assez problématique. Bien que superbe, ce mur est planté là tout seul sans retours d'angle pour former un bâtiment, il est assez peu long (environ 6 m de long) et ne peut pas être rattaché avec certitude à l'une ou l'autre phase d'occupation du site. Pour résumer je ne sais pas de quand date sa construction (contemporain de l'aqueduc ?), quelle est sa fonction ? En revanche, il est détruit en même temps que l'aqueduc. C'est déjà ça.
- Une tranchée est creusée au sud dans les niveaux de circulations liés à l'aqueduc. Là c'est pareil quelle est sa fonction (tranchée de fondation du mur effondré ? peu probable. Drain d'assainissement ? déjà plus probable).
- Et enfin pour finir en beauté, nous avons enfin trouvé pour la première fois des fragments du canal de l'aqueduc qui permettait le transport de l'eau. Comme nous le supposions déjà l'année dernière, et cela se confirme (comme quoi, on ne dit pas que des conneries en archéologie), le canal du pont est composé d'un béton romain (mélange de mortier et de gros cailloux), le tout recouvert de mortier hydraulique (mortier mélangé à des tuiles pilées qui assure l'étanchéité). On se demande actuellement si l'explication de l'absence quasi générale de ces fragments de canal à proximité de l'aqueduc ne tiendrait pas au fait qu'il a été entièrement récupéré pour être réutilisé dans d'autres constructions.

Comme vous pouvez le voir, beaucoup de questions encore en suspens, mais nous y travaillons, promis...