Vendredi 6 juin : ça sent bon
Ça y est victoire, ça commence à sentir l'archéologue par ici. J'ai les mains calleuses (mais pas encore d'ampoules) et le noir de la terre tellement incrusté dans la peau qu'il ne part pas totalement au lavage. C'est bon signe tout ça...
Sinon pour ce qui est du nettoyage de l'aqueduc, là nous ne pouvons pas crier victoire. Après à peine 30 min de grattage ce matin, voilà une pluie franche mais pas sympatique pour autant. Comme nous sommes des petites chochottes, nous quittons le terrain (alors que les ouvriers pépiniéristes à côté continuent à travailler courageusement). Et nous nous réfugions bien à l'abri pour mettre au point les méthodes de fouilles et surtout d'enregistrement que nous allons appliquer sur le site !
Heureusement l'après-midi est beaucoup plus propice à la fouille et nous permet d'avancer (mais pas de finir, ça va, vous n'êtes pas obligés de me le rappeler) le nettoyage du mur. J'en profites pour faire le premier enregistrement des couches qui apparaissent.
Mais qu'est-ce que c'est que ça l'enregistrement ? Comme vous vous en doutez peut-être, l'archéologue est destructeur (mais pas forcément bourrin). Lorsque nous fouillons, nous détruisons au fur et à mesure l'histoire inscrite dans le sol, un peu comme si nous brûlions les pages d'un livre au fur et à mesure de la lecture. Il est donc indispensable de décrire avec la plus grande précision chaque couche (ou unité stratigraphique). Nous avons des fiches à remplir où nous donnons un numéro à la couche, une localisation, ses relations avec les autres couches environnantes, sa description (texture, couleur, inclusions...) et nous tentons de l'interpréter (essayer de comprendre sa fonction dans l'histoire du site). Cet enregistrement est complété par des photographies et parfois par un relevé en 3 dimensions. Et voici pour ce petit cour d'archéologie express !
Donc cet après-midi nous (enfin surtout mes camarades) ont mis en évidence :

- une couche de cailloutis (niveau de circulation ?) posé sur un empierrement.

- un décrochement dans le parement nord de l'aqueduc. C'est un aménagement assez particulier que je n'avais pas encore trouvé le long de l'aqueduc principal

- et poursuivit le dégagement de l'aqueduc.
Ce week-end, les petits fouilleurs débarquent, et les grands travaux commencent dès Lundi !
Sinon pour ce qui est du nettoyage de l'aqueduc, là nous ne pouvons pas crier victoire. Après à peine 30 min de grattage ce matin, voilà une pluie franche mais pas sympatique pour autant. Comme nous sommes des petites chochottes, nous quittons le terrain (alors que les ouvriers pépiniéristes à côté continuent à travailler courageusement). Et nous nous réfugions bien à l'abri pour mettre au point les méthodes de fouilles et surtout d'enregistrement que nous allons appliquer sur le site !
Heureusement l'après-midi est beaucoup plus propice à la fouille et nous permet d'avancer (mais pas de finir, ça va, vous n'êtes pas obligés de me le rappeler) le nettoyage du mur. J'en profites pour faire le premier enregistrement des couches qui apparaissent.
Mais qu'est-ce que c'est que ça l'enregistrement ? Comme vous vous en doutez peut-être, l'archéologue est destructeur (mais pas forcément bourrin). Lorsque nous fouillons, nous détruisons au fur et à mesure l'histoire inscrite dans le sol, un peu comme si nous brûlions les pages d'un livre au fur et à mesure de la lecture. Il est donc indispensable de décrire avec la plus grande précision chaque couche (ou unité stratigraphique). Nous avons des fiches à remplir où nous donnons un numéro à la couche, une localisation, ses relations avec les autres couches environnantes, sa description (texture, couleur, inclusions...) et nous tentons de l'interpréter (essayer de comprendre sa fonction dans l'histoire du site). Cet enregistrement est complété par des photographies et parfois par un relevé en 3 dimensions. Et voici pour ce petit cour d'archéologie express !
Donc cet après-midi nous (enfin surtout mes camarades) ont mis en évidence :

- une couche de cailloutis (niveau de circulation ?) posé sur un empierrement.

- un décrochement dans le parement nord de l'aqueduc. C'est un aménagement assez particulier que je n'avais pas encore trouvé le long de l'aqueduc principal

- et poursuivit le dégagement de l'aqueduc.
Ce week-end, les petits fouilleurs débarquent, et les grands travaux commencent dès Lundi !
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